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Matériel médical et paramédical

Un scanner se déroule en 10 à 20 minutes, avec une injection parfois prévue

Philippe Vincent 7 min de lecture

Un scanner est un examen d’imagerie médicale rapide, généralement indolore, qui peut impressionner surtout parce que l’on ne sait pas exactement comment il va se dérouler. Concrètement, vous êtes accueilli dans un service de radiologie, installé sur une table mobile, puis l’appareil réalise des images en coupe grâce aux rayons X. Selon la zone examinée, une injection de produit de contraste iodé peut être prévue pour mieux voir certains organes ou vaisseaux.

Le scanner, en bref : ce que l’appareil cherche à voir

Le scanner, aussi appelé tomodensitométrie, utilise des rayons X pour produire des images très détaillées de l’intérieur du corps. Contrairement à une radiographie classique, il ne donne pas seulement une image “à plat”. Il reconstitue des images en coupes fines, parfois en 2D ou en 3D, que le radiologue analyse ensuite sur écran.

Pendant l’examen, un système émetteur-récepteur tourne autour de la zone à explorer. La table sur laquelle vous êtes allongé avance progressivement dans l’anneau du scanner. L’objectif est de visualiser précisément un organe, une lésion, un traumatisme, une inflammation ou des vaisseaux, mais aussi de guider certains gestes médicaux.

Scanner ou IRM : pourquoi vous a-t-on prescrit l’un plutôt que l’autre ?

Le scanner et l’IRM sont deux examens d’imagerie, mais ils ne reposent pas sur la même technologie. Le scanner utilise les rayons X et est souvent choisi pour sa rapidité, notamment pour explorer le thorax, l’abdomen, le cerveau, les os, les vaisseaux ou certaines urgences. L’IRM utilise un champ magnétique et peut être préférée pour certains tissus mous, le système nerveux ou les articulations. Le choix dépend donc de la question médicale posée, pas d’un examen meilleur dans l’absolu.

Avant le rendez-vous : préparation, documents et précautions

La préparation varie selon la zone examinée et selon la présence ou non d’un produit de contraste. Certains scanners ne demandent aucune préparation particulière. Pour d’autres, on peut vous demander d’être à jeun, parfois depuis environ 3 heures, notamment si une injection est prévue. La consigne exacte donnée par le centre d’imagerie ou le médecin prescripteur reste prioritaire.

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Ce qu’il faut apporter le jour du scanner

Prévoyez votre ordonnance, votre carte Vitale ou vos documents administratifs, vos anciens examens d’imagerie si vous en avez, ainsi que vos résultats biologiques récents lorsqu’ils ont été demandés. Une prise de sang avec mesure de la créatininémie peut être nécessaire avant une injection de produit de contraste, surtout en cas de maladie rénale, de diabète, d’âge supérieur à 65 ans ou de fonction rénale surveillée, par exemple avec une clairance entre 30 et 60 ml/min.

  • Ordonnance du médecin prescripteur.
  • Courriers médicaux utiles et comptes rendus précédents.
  • Résultats de prise de sang si demandés.
  • Liste de vos traitements en cours.
  • Signalement écrit ou oral d’une allergie connue.

Les situations à signaler avant l’examen

Prévenez l’équipe si vous êtes enceinte, si vous pensez pouvoir l’être, ou si vous êtes dans les 3 premiers mois de grossesse. Signalez aussi une allergie antérieure à un produit de contraste iodé, de l’asthme, une insuffisance rénale, un diabète, un traitement particulier ou une réaction inhabituelle lors d’un précédent examen. Ces informations ne servent pas à vous refuser automatiquement le scanner, mais à adapter la prise en charge.

Pendant l’examen : le déroulé concret, étape par étape

À votre arrivée, vous passez souvent par une cabine de préparation où l’on vous indique les vêtements ou objets à retirer selon la zone examinée : bijoux, ceinture, lunettes, prothèse amovible ou vêtements avec éléments métalliques. Vous êtes ensuite installé sur la table du scanner, le plus souvent allongé sur le dos. L’équipe vous positionne avec précision pour que les images correspondent à la zone prescrite.

Moment Ce qui se passe Ce que vous devez faire
Installation La table est ajustée, parfois avec des coussins de maintien. Vous placer confortablement et signaler une douleur de position.
Repérage L’appareil effectue des images préliminaires. Rester immobile.
Acquisition La table avance dans l’anneau, l’appareil tourne autour de vous. Ne pas bouger, parfois bloquer la respiration.
Fin L’équipe revient dans la salle et vérifie que tout va bien. Attendre l’autorisation de vous lever.
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Combien de temps dure un scanner ?

L’examen lui-même est court : il dure souvent 10 à 15 minutes, parfois plutôt 10 à 20 minutes selon la zone explorée, l’injection éventuelle et le nombre d’images nécessaires. La prise d’images peut ne durer que quelques secondes ou une dizaine de secondes, mais il faut compter l’installation, les vérifications et parfois la pose d’une perfusion.

Ce que vous ressentez dans l’appareil

Le scanner n’est pas douloureux. L’anneau est large, souvent autour de 2 mètres de diamètre, et il ne vous enferme pas comme un tunnel long. Vous pouvez entendre des bruits mécaniques, sentir la table bouger ou avoir l’impression que l’appareil s’approche. L’équipe vous voit en permanence derrière une vitre plombée et peut communiquer avec vous par micro.

Pour vivre l’examen plus sereinement, retenez surtout une chose : l’immobilité compte plus que tout. Dès que le radiologue ou le manipulateur vous demande de bloquer la respiration, il faut le faire sans bouger, car un mouvement peut flouter les coupes. Une respiration calme avant l’ordre de blocage aide souvent à rester détendu au moment où les images sont prises.

Produit de contraste iodé : utilité, injection et sensations normales

Le produit de contraste iodé sert à rendre certaines structures plus visibles, notamment les vaisseaux, les organes bien vascularisés, des zones inflammatoires ou certaines anomalies. Il n’est pas systématique. Certains scanners se font sans injection, d’autres avec injection par voie intraveineuse, plus rarement par la bouche ou dans une articulation selon l’examen, comme pour un arthroscanner.

Comment se passe l’injection ?

Si une injection est prévue, une petite perfusion est posée, souvent au pli du coude ou sur la main. Le produit est injecté au moment voulu, parfois avec un injecteur automatique. L’équipe vous prévient généralement juste avant. Vous pouvez ressentir une chaleur diffuse dans le corps, un goût métallique dans la bouche ou une impression d’envie d’uriner. Ces sensations sont fréquentes, brèves et ne signifient pas forcément une allergie.

Quels signes faut-il signaler ?

Une réaction au produit de contraste est possible, même si les produits sont habituellement bien supportés. Prévenez immédiatement si vous ressentez des démangeaisons, de l’urticaire, une gêne respiratoire, un malaise ou un gonflement inhabituel. Après le retrait de la perfusion, un petit hématome peut apparaître au point de ponction. Une compression locale quelques minutes aide à le limiter.

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Après le scanner : reprise, hydratation et résultats

Une fois l’examen terminé, vous pouvez généralement vous rhabiller et reprendre vos activités habituelles, sauf consigne contraire. Si un produit de contraste a été injecté, il est souvent recommandé de bien boire après l’examen pour faciliter son élimination par les reins. Certains services conseillent environ 1 litre d’eau, parfois jusqu’à 2 litres selon le contexte médical, sauf restriction hydrique imposée par votre médecin.

Quand obtient-on les résultats ?

Les images peuvent être disponibles rapidement, mais leur interprétation demande l’analyse du radiologue. Dans certains cas, un premier commentaire oral est donné peu après l’examen. Dans d’autres, le compte rendu est transmis plus tard au patient et au médecin prescripteur. Le radiologue compare parfois les images avec d’anciens examens pour suivre l’évolution d’une anomalie ou d’un traitement.

À retenir pour arriver plus serein

Le scanner est un examen court, encadré et indolore. Les points les plus importants sont simples : respecter les consignes de jeûne si elles existent, apporter les documents demandés, signaler une grossesse, une allergie, un diabète ou un problème rénal, puis rester immobile pendant les images. Pour les personnes anxieuses, certains supports en FALC, notamment ceux de CoActis Santé, peuvent aider à visualiser l’examen avec des mots simples avant le rendez-vous.

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