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Faut-il se déshabiller pour passer un scanner ? Zones examinées, métaux et pudeur

Éloïse Bréval-Legendre 8 min de lecture

Non, il n’est pas toujours nécessaire de se déshabiller entièrement pour passer un scanner. Le plus souvent, on vous demande seulement de retirer ce qui gêne la zone examinée, surtout les vêtements ou accessoires avec du métal. L’équipe de radiologie vous indique quoi enlever, vous prête une blouse si besoin, et l’examen reste généralement rapide, indolore et bien encadré.

Se déshabiller pour un scanner : ce qui dépend vraiment de la zone examinée

La règle est simple : on découvre ou on libère la partie du corps à explorer, sans retirer plus que nécessaire. Un scanner, aussi appelé tomodensitométrie, utilise des rayons X pour produire des images précises. Les vêtements épais, les fermetures métalliques, les agrafes et certains bijoux peuvent gêner la lecture des images ou créer des artefacts.

Pour un scanner de la tête, on peut vous demander d’enlever les lunettes, les boucles d’oreilles, les barrettes, l’appareil auditif ou un piercing facial, sans qu’un changement complet soit forcément nécessaire. Pour un scanner thoracique, il est fréquent de retirer le haut, le soutien-gorge s’il comporte des armatures, ainsi qu’un collier ou une chaîne. Pour un scanner abdominal ou pelvien, il peut être nécessaire de baisser ou de retirer un pantalon avec bouton, fermeture éclair ou ceinture métallique.

Type de scanner Ce qu’on peut vous demander de retirer Pourquoi
Scanner cérébral Lunettes, bijoux, barrettes, piercings de la tête ou du visage Éviter les éléments visibles sur les images
Scanner thoracique Haut, soutien-gorge à armatures, collier Dégager le thorax et limiter les artefacts métalliques
Scanner abdominal Ceinture, pantalon à fermeture métallique, bijoux de ventre Explorer l’abdomen sans obstacle
Scanner pelvien Pantalon, ceinture, sous-vêtements avec éléments métalliques si nécessaire Obtenir des images nettes du bassin

Le plus simple est de venir avec des vêtements faciles à retirer, comme un jogging, un legging sans fermeture métallique ou un tee-shirt uni. Cela limite les manipulations, réduit la gêne et accélère l’installation. Un vêtement simple évite aussi de devoir chercher sur place ce qui peut poser problème.

Vêtements, bijoux, clés : quoi retirer avant d’entrer en salle ?

Les objets métalliques sont les premiers concernés

Avant l’examen, on vous demandera souvent de déposer les objets métalliques : montre, téléphone, clés, pièces de monnaie, bijoux, ceinture, pinces à cheveux, piercings amovibles. Contrairement à l’IRM, le scanner n’implique pas un aimant puissant, mais le métal peut apparaître sur les images et perturber leur interprétation. L’enjeu n’est donc pas seulement la sécurité, c’est aussi la qualité du diagnostic.

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Les poches méritent d’être vidées avant même d’entrer dans la salle. Une clé oubliée, une carte, un bouton métallique ou un trousseau posé contre la hanche peuvent se retrouver dans la zone analysée et former une ombre parasite. Préparer ses affaires en amont évite une interruption, une nouvelle vérification ou un repositionnement. C’est utile quand on est pressé, stressé ou déjà gêné par une douleur.

Le soutien-gorge, les sous-vêtements et la pudeur

La question du soutien-gorge revient souvent. Pour un scanner thoracique, un modèle avec armatures ou agrafes métalliques peut devoir être retiré. Un soutien-gorge sans armature métallique peut parfois être accepté, selon la zone étudiée et les habitudes du centre. Pour un scanner abdominal ou pelvien, les sous-vêtements sont généralement conservés s’ils ne comportent pas d’éléments gênants, mais l’équipe adapte la consigne au protocole.

Si vous êtes mal à l’aise à l’idée de vous déshabiller, dites-le simplement au manipulateur ou à la manipulatrice radio. Les professionnels ont l’habitude de préserver la pudeur des patients avec une cabine de change, une blouse, un drap et des explications avant chaque étape. Vous n’avez pas à deviner seul ce qu’il faut enlever : la consigne vous est donnée clairement.

Comment se déroule le scanner une fois installé ?

Le scanner se déroule sur une table d’examen mobile. Vous êtes allongé, puis la table avance doucement dans un anneau circulaire. Ce n’est pas un long tunnel fermé comme on l’imagine parfois. L’appareil est court et ouvert aux deux extrémités. L’équipe médicale se place derrière une vitre pendant l’acquisition des images, mais elle reste en contact avec vous par micro ou interphone.

L’examen lui-même est généralement court. Selon le type de scanner et le protocole, il peut durer environ 5 à 15 minutes, parfois jusqu’à 20 à 45 minutes si la préparation, l’injection ou plusieurs séries d’images sont nécessaires. Certaines acquisitions ne prennent que quelques minutes. Le temps passé dans le centre peut donc être plus long que le temps réellement passé dans l’appareil.

Rester immobile et suivre les consignes de respiration

La consigne la plus importante pendant l’examen est de rester immobile. Un mouvement peut rendre les images floues et obliger à recommencer une séquence. Pour un scanner thoracique ou abdominal, on peut vous demander de bloquer la respiration quelques secondes. Cette demande est annoncée à l’avance, souvent par une voix dans l’appareil ou par l’équipe via l’interphone.

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Le scanner n’est pas douloureux. Vous pouvez entendre des bruits mécaniques, sentir la table bouger ou avoir une impression inhabituelle si un produit de contraste est injecté, mais l’examen en lui-même ne fait pas mal. Si vous avez une douleur en position allongée, une difficulté à rester immobile ou une anxiété importante, signalez-le avant le début.

Jeûne, injection, grossesse : les consignes qui peuvent changer la préparation

Être à jeun n’est pas systématique

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour tous les scanners. Cette consigne dépend de la région examinée et de l’éventuelle injection de produit de contraste iodé. Pour certains examens, on peut vous demander de ne pas manger pendant au moins 4 heures avant le rendez-vous. Pour d’autres, vous pouvez manger normalement. Le centre de radiologie ou l’ordonnance précise généralement la conduite à tenir.

Dans certains cas, on vous demande aussi de boire une boisson de contraste avant l’examen, notamment pour mieux visualiser certaines parties du tube digestif. Cette préparation peut rallonger le temps sur place, sans rendre l’examen douloureux.

L’injection de produit de contraste n’est pas automatique

Une injection intraveineuse de produit de contraste iodé peut être nécessaire pour mieux distinguer les vaisseaux, les organes ou certaines anomalies. Elle n’est pas systématique : elle dépend de la question posée par le médecin, de la zone étudiée et de votre dossier médical. Lors de l’injection, certaines personnes ressentent une chaleur diffuse, un goût métallique dans la bouche ou une sensation passagère. Ces effets sont connus et généralement brefs.

Si vous avez déjà présenté une allergie à un produit de contraste, une urticaire importante, un œdème de Quincke, de l’asthme sévère ou une réaction inhabituelle lors d’un précédent examen, il faut le signaler avant le rendez-vous. Les réactions allergiques au produit de contraste sont rares, de l’ordre d’un cas sur plusieurs centaines d’injections, mais elles justifient une vigilance particulière. Selon les situations, le protocole peut être adapté ou une prémédication peut être proposée.

Grossesse, règles et situations particulières

Une grossesse connue ou possible doit toujours être signalée avant un scanner, car l’examen utilise des rayons X. Le radiologue évalue alors le bénéfice médical, l’urgence et la zone concernée. Certaines situations peuvent conduire à reporter l’examen, à choisir une autre technique d’imagerie ou à adapter les paramètres. Au dernier trimestre, certains examens très spécifiques comme une pelvimétrie peuvent être indiqués, mais toujours dans un cadre médical précis.

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Avoir ses règles n’empêche généralement pas de passer un scanner. Si l’examen concerne le pelvis, si vous portez une protection périodique ou si vous avez une gêne particulière, indiquez-le à l’équipe : elle vous dira quoi faire sans jugement. Pour les enfants, les personnes âgées ou les patients très anxieux, l’accompagnement et les explications sont aussi adaptés.

Après le scanner : conduite, résultats et différence avec l’IRM

Après un scanner sans sédation, il est généralement possible de repartir rapidement et de conduire. Si vous avez reçu une injection, on peut vous demander de patienter brièvement, puis de boire dans les heures qui suivent, sauf consigne médicale contraire. Si vous ressentez une réaction inhabituelle après votre retour à domicile, contactez le centre ou un professionnel de santé.

Les images sont analysées par un radiologue. Selon l’organisation du centre, un premier commentaire peut être donné sur place, tandis que le compte-rendu écrit est disponible plus tard, parfois en quelques heures à quelques jours. Ce compte-rendu est ensuite transmis au médecin prescripteur, qui l’interprète avec vos symptômes, votre examen clinique et vos autres résultats.

Point pratique Scanner IRM
Appareil Anneau court, examen rapide Tunnel plus long, examen souvent plus bruyant
Métal À retirer surtout pour éviter les artefacts sur les images À retirer impérativement en raison du champ magnétique
Durée fréquente Souvent 5 à 15 minutes pour l’acquisition Souvent plus long selon les séquences
Injection Produit de contraste iodé selon l’indication Autre type de contraste selon l’indication

Le plus utile, avant votre rendez-vous, est de vérifier trois points : la zone examinée, la présence ou non d’une injection et les consignes de jeûne. Pour l’habillement, choisissez une tenue simple, retirez les objets métalliques et laissez l’équipe vous dire exactement ce qui doit être enlevé. Vous ne serez pas laissé seul face à ces décisions.

Éloïse Bréval-Legendre

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