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Comment se passe une IRM ? Du retrait des bijoux aux premiers résultats

Éloïse Bréval-Legendre 7 min de lecture
Comment se passe un irm : patiente en IRM

Une IRM se déroule allongé sur une table qui avance dans un tunnel éclairé et ventilé. L’examen est généralement indolore, mais bruyant : vous portez une protection auditive et devez rester immobile pendant les images. L’équipe vous surveille et peut vous parler à tout moment. Une injection n’est nécessaire que pour certains examens ; la préparation dépend surtout de la zone explorée et de votre situation médicale.

Avant le rendez-vous : les informations qui changent la préparation

L’imagerie par résonance magnétique utilise un champ magnétique puissant et des ondes radio pour produire des images en 2 ou 3 dimensions, notamment des tissus mous, du cerveau, des articulations ou des organes. Contrairement au scanner, elle n’utilise pas de rayons X. Cette absence d’irradiation ne dispense toutefois pas des vérifications de sécurité.

Comment se passe un IRM : illustration des étapes avant, pendant et après l’examen
Comment se passe un IRM : illustration des étapes avant, pendant et après l’examen

Implants et métal : faire vérifier plutôt que supposer

Signalez dès la prise de rendez-vous tout pacemaker, défibrillateur, implant cochléaire, neurostimulateur, clip chirurgical ou prothèse. Un implant n’interdit pas systématiquement l’IRM : sa référence et ses conditions de compatibilité doivent être vérifiées. Apportez sa carte d’identification ou le compte rendu opératoire. Mentionnez aussi un éventuel éclat métallique, notamment dans l’œil après un accident de travail.

Précisez vos antécédents de réaction à un produit de contraste, une maladie rénale, vos traitements et toute difficulté à rester allongé. Les tatouages, le maquillage permanent et les appareils dentaires doivent également être signalés : ils ne constituent pas automatiquement une contre-indication, mais peuvent nécessiter des précautions.

Grossesse, allaitement et peur du tunnel

Prévenez l’équipe si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être. Ameli indique que l’IRM est évitée durant les 3 premiers mois de grossesse, sauf nécessité médicale évaluée par les médecins. L’utilisation d’un produit de contraste fait l’objet d’une décision spécifique. Si vous allaitez, signalez-le également : les consignes dépendent du produit utilisé et de votre situation ; n’interrompez pas spontanément l’allaitement.

Une claustrophobie mérite d’être annoncée avant le jour de l’examen. L’équipe peut prévoir davantage d’explications, une installation adaptée ou, dans certains cas, un médicament prescrit. Une sédation, voire une anesthésie, peut être envisagée lorsque l’immobilité est impossible, notamment chez certains enfants. Cela nécessite une organisation préalable.

Le jour de l’IRM : manger, s’habiller et préparer ses documents

Il n’est pas systématiquement nécessaire d’être à jeun. Vous pouvez habituellement manger, boire et prendre vos médicaments, sauf instruction contraire du centre. Certaines explorations abdominales ou une anesthésie imposent une préparation particulière. Les consignes reçues avec votre convocation priment : en cas de doute, appelez le service plutôt que de modifier vous-même votre traitement.

Privilégiez une tenue confortable sans éléments métalliques. Une blouse peut vous être remise. Avant d’entrer dans la salle, vous retirez les objets indiqués par le personnel : bijoux, piercings amovibles, montre, téléphone, cartes bancaires, clés, appareil auditif et accessoires métalliques. Certains cosmétiques peuvent aussi devoir être retirés.

Pour éviter les oublis, rassemblez :

  • l’ordonnance et le courrier du médecin ;
  • votre carte Vitale et votre carte de mutuelle ;
  • les images et comptes rendus des examens précédents ;
  • la liste de vos traitements et les documents relatifs aux implants ;
  • un résultat de prise de sang, uniquement si le centre l’a demandé.

À l’accueil, un questionnaire reprend les points de sécurité. Même si vous avez déjà répondu au téléphone, signalez de nouveau toute information importante. Cette vérification reste indispensable avant l’accès à l’aimant.

Dans l’appareil : installation, bruit et immobilité

Un manipulateur en électroradiologie vous installe sur une table mobile. Une antenne, aussi appelée bobine, est placée autour de la région étudiée pour recueillir les signaux. Selon l’examen, votre tête peut être dans le tunnel ou rester à l’extérieur. Des coussins et parfois des sangles de maintien aident à conserver une position confortable.

Les images se prennent par séquences

La table avance dans le tunnel, puis l’acquisition commence par séries successives. Certaines séquences durent plusieurs minutes. Vous devez éviter de bouger ; pour certaines explorations, l’équipe vous demande brièvement de retenir votre respiration. Entre deux séries, ne changez pas de position sans son accord, car les images doivent pouvoir être comparées.

Pensez à une corde passant sur une poulie : un petit mouvement à une extrémité peut se transmettre plus loin. Sur la table, serrer fortement les mains ou crisper les épaules peut entraîner un déplacement de la région examinée. Avant la première séquence, demandez donc un appui sous les genoux ou un ajustement des coussins si nécessaire : une position sans tension aide davantage que l’effort de « tenir bon ».

Un examen bruyant, mais sous surveillance

Les claquements et martèlements proviennent du fonctionnement des éléments de l’appareil pendant les acquisitions. Ils sont attendus et ne signifient pas qu’un problème survient. Des bouchons d’oreilles ou un casque vous protègent. L’IRM elle-même ne provoque habituellement pas de douleur, mais une position prolongée peut réveiller une gêne préexistante.

Vous disposez généralement d’une sonnette et d’un interphone. L’équipe vous voit et vous entend depuis la pièce de commande. Signalez immédiatement une douleur, une sensation de brûlure ou une angoisse difficile à supporter. Vous pouvez demander une pause : mieux vaut interrompre une séquence que subir un inconfort important en silence.

Avec ou sans injection : ce que change le produit de contraste

Le produit de contraste n’est pas obligatoire. Le radiologue décide de son utilité selon la question médicale. Généralement à base de gadolinium, il améliore la visibilité de certaines structures ou anomalies. Lorsqu’il est nécessaire, un cathéter est posé dans une veine, souvent au bras, puis l’injection intervient avant ou pendant les acquisitions.

La piqûre peut être désagréable, mais l’injection est souvent bien tolérée. Ameli décrit une possible sensation de chaleur ou un goût métallique durant moins d’une minute, ainsi que des nausées de quelques secondes. Ces sensations ne sont pas systématiques. Prévenez immédiatement l’équipe en cas de douleur au point d’injection, de démangeaisons, de malaise ou de difficulté à respirer.

Les réactions peuvent exceptionnellement être sévères. Un antécédent de réaction au contraste et une insuffisance rénale doivent donc être connus avant l’examen. Selon votre état de santé, une évaluation de la fonction rénale peut être demandée. Une IRM sans injection reste un examen à part entière : l’absence de contraste ne signifie pas que les images sont insuffisantes.

Durée, retour à domicile et remise des résultats

La durée dépend de la région explorée, du nombre de séquences et d’une éventuelle injection. Ameli annonce 15 à 30 minutes ; Cancer.ca indique habituellement 30 à 50 minutes, avec certains examens pouvant aller jusqu’à 2 heures. Ces écarts reflètent des protocoles différents. Demandez au centre le temps prévu pour votre examen et prévoyez aussi l’accueil, la préparation et l’attente éventuelle.

Sans sédation ni complication, vous pouvez généralement repartir et reprendre vos activités habituelles. Après un médicament sédatif ou une anesthésie, un accompagnement et des restrictions, notamment pour conduire, sont nécessaires selon les instructions de l’équipe. Après une injection, toute réaction inhabituelle doit être signalée ; une difficulté respiratoire ou un malaise important justifie une aide médicale urgente.

Les images sont interprétées par un médecin radiologue. Leur disponibilité ne signifie pas nécessairement que le compte rendu est prêt. Deuxième Avis précise que celui-ci peut parfois être disponible dès la fin de l’examen, en environ 1 heure, mais le délai varie selon les centres. Avant de partir, vérifiez où récupérer images et compte rendu, puis revoyez le médecin prescripteur pour comprendre les résultats et les suites éventuelles.

Éloïse Bréval-Legendre

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