imagerie-medicale-paris15.fr est un site éditorial indépendant. Il n'a aucun lien avec l'établissement « Centre d'Imagerie Médicale Paris Convention » ni avec ses exploitants.
Magazine d'information Imagerie et Diagnostic

Examens · Technologies · Prise en charge

Matériel médical et paramédical

Échographie pelvienne : 2 voies d’examen, aucun rayon X et les repères utiles

Philippe Vincent 8 min de lecture
Echographie pelvienne en salle de consultation, sans rayon X

L’échographie pelvienne est un examen d’imagerie médicale qui permet d’observer les organes du petit bassin. Elle est souvent prescrite en cas de douleurs, de saignements ou pour surveiller une anomalie déjà connue. Elle utilise des ultrasons, et non des rayons X. L’examen se déroule généralement en position allongée, selon une modalité adaptée au motif de consultation.

Ce que l’échographie pelvienne permet de voir

Le pelvis, aussi appelé petit bassin, correspond à la partie basse du ventre située entre les hanches et le périnée. L’échographie pelvienne produit des images en temps réel grâce à une sonde. Celle-ci émet des ultrasons, puis recueille leur écho lorsqu’ils se réfléchissent sur les tissus. L’appareil traduit ensuite ces informations en images visibles sur un écran.

Testez vos connaissances sur l’échographie pelvienne

Répondez aux 6 questions. Une seule réponse est correcte par question.

0/6 réponse Score : 0/6
1Quels organes peuvent être observés lors d’une échographie pelvienne ?

2Quel est le rôle des ultrasons pendant l’examen ?

3Quelle préparation est généralement associée à la voie abdominale ?

4Quelle différence caractérise principalement la voie endovaginale par rapport à la voie abdominale ?

5Que permet d’étudier le Doppler associé à l’échographie ?

6Quelle affirmation concernant les rayons X est correcte ?

Corrections

Chez la femme, l’examen permet notamment d’observer la vessie, l’utérus et les ovaires. Il aide à apprécier l’aspect de l’utérus, de la muqueuse utérine et des ovaires, ainsi qu’à rechercher certaines anomalies dans la région pelvienne. Chez l’homme, l’échographie peut notamment étudier la vessie et la prostate.

Pourquoi certaines zones apparaissent noires ou claires à l’écran

Les images échographiques ne sont pas des photographies. Elles montrent la façon dont les ultrasons traversent les structures ou sont renvoyés par celles-ci. Les liquides, comme l’urine contenue dans la vessie, sont peu échogènes et apparaissent habituellement sombres. Les tissus qui réfléchissent davantage les ultrasons donnent des zones plus claires. Les nuances dépendent de leur composition et sont interprétées par le professionnel qui réalise l’examen.

La sonde est déplacée et légèrement orientée pour obtenir plusieurs plans de coupe. La voie utilisée peut aussi changer selon la zone à observer et la précision recherchée. Ces mouvements permettent de comparer les images, de mieux distinguer une structure normale d’un élément à contrôler et d’obtenir des clichés exploitables.

Dans quels cas cet examen est-il prescrit ?

L’échographie pelvienne peut servir à explorer un symptôme, à orienter un diagnostic ou à suivre une situation déjà identifiée. Elle ne permet pas toujours, à elle seule, de poser un diagnostic définitif. Elle apporte toutefois des informations utiles au médecin prescripteur pour choisir la suite de la prise en charge.

  • Douleurs pelviennes ou douleurs du bas-ventre ;
  • Saignements inhabituels ;
  • Recherche ou surveillance d’un kyste ovarien ;
  • Exploration d’une endométriose ou d’un syndrome des ovaires polykystiques ;
  • Suspicion d’une infection ou d’une autre pathologie de la région pelvienne ;
  • Surveillance de l’évolution d’une maladie ou d’un cancer ;
  • Suivi de la grossesse, selon l’indication clinique ;
  • Évaluation de la vessie ou de la prostate chez l’homme.

Le Doppler apporte une information sur les flux sanguins

Le praticien peut compléter l’échographie par un Doppler. Cette technique analyse les ultrasons réfléchis par des structures mobiles, notamment le sang, pour étudier les flux sanguins dans un organe ou une zone précise. Le Doppler n’est pas nécessaire pour chaque échographie pelvienne. Il peut être utilisé lorsqu’une information sur la vascularisation apporte un élément supplémentaire à l’analyse.

Voie abdominale ou endovaginale : pourquoi deux approches ?

Les deux voies principales répondent à des besoins d’observation différents. Le choix dépend de la zone à examiner, du motif de prescription, de l’âge, du contexte médical et de l’accord de la personne examinée.

Voie d’examen Déroulement Intérêt principal
Voie abdominale La sonde est déplacée sur le bas-ventre après l’application de gel. Observer le pelvis à travers la paroi abdominale.
Voie endovaginale Une sonde stérile, protégée et enduite de gel est introduite dans le vagin. Obtenir des vues rapprochées de l’utérus et des ovaires sous différents angles.

La voie abdominale, une exploration à travers la paroi

Pour une échographie par voie abdominale, la personne est allongée sur le dos. Le gel facilite le contact entre la peau et la sonde, afin que les ultrasons se propagent correctement. Le praticien fait glisser la sonde sur le bas-ventre tout en observant les images sur l’écran. Le gel peut être froid, mais le geste est généralement simple et bien toléré.

La voie endovaginale et le respect de l’intimité

La voie endovaginale est une voie endocavitaire utilisée en gynécologie lorsque des images plus précises de l’utérus et des ovaires sont nécessaires. La sonde est stérile, recouverte d’une protection semblable à un préservatif et enduite de gel. Le geste est réalisé avec délicatesse. Il peut provoquer une gêne, notamment lorsque des douleurs pelviennes sont déjà présentes.

Avant ce geste intime, chacun doit pouvoir poser ses questions et signaler une douleur, une anxiété ou des antécédents traumatiques. La personne examinée peut discuter de la modalité proposée, donner son accord ou la refuser. Dans certains contextes, la patiente peut aussi introduire elle-même la sonde si le professionnel le propose. Le consentement et le confort font partie du déroulement de l’examen.

Préparer son rendez-vous sans mauvaise surprise

Les consignes de préparation varient selon le type exact d’échographie demandé et les habitudes du centre d’imagerie. Certaines explorations nécessitent des indications particulières concernant la vessie. Suivez donc en priorité les instructions communiquées lors de la prise de rendez-vous, plutôt qu’une consigne générale.

Préparez vos documents à l’avance pour que le professionnel dispose des éléments utiles à l’interprétation :

  • L’ordonnance ou le courrier du médecin prescripteur ;
  • La carte Vitale et, si besoin, une attestation de droits ;
  • L’attestation de mutuelle en cours de validité ;
  • Les anciens comptes rendus et images d’échographie, de scanner, d’IRM ou de radiographie ;
  • Les résultats d’analyses de sang récents, s’ils sont disponibles ;
  • Les attestations liées à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, lorsque la situation le nécessite.

Les examens antérieurs sont utiles pour comparer les images dans le temps. Cette comparaison peut aider à apprécier l’évolution d’un kyste, d’une lésion ou d’une anomalie déjà observée. Précisez également le motif de la prescription et les symptômes ressentis, surtout s’ils ont changé depuis la consultation médicale.

Durée, douleur et suites : les repères utiles

L’échographie pelvienne utilise des ultrasons. Elle n’emploie donc aucun rayon X et ne présente pas de danger d’irradiation. Cette caractéristique peut être rassurante lorsque l’examen est prescrit dans le cadre d’un suivi ou d’une grossesse.

La durée dépend de la zone étudiée, des images à recueillir et de l’utilisation éventuelle du Doppler ou d’une autre technique. Une hystérosonographie, qui peut comporter une injection de sérum physiologique, est indiquée comme durant 15 à 20 minutes. Le temps passé sur place peut être un peu plus long, notamment pour l’accueil, l’installation et les échanges avec le professionnel.

Un examen généralement indolore, mais une gêne doit être signalée

La voie abdominale est en principe indolore. Avec la voie endovaginale, la sensation peut être plus intime ou inconfortable, en particulier lorsque des douleurs pelviennes sont déjà présentes. Informez immédiatement le praticien si le geste est douloureux. Il peut adapter ses mouvements, faire une pause ou discuter de la poursuite de l’examen.

L’examen peut être réalisé par un professionnel formé à l’échographie, notamment un radiologue, un gynécologue ou une sage-femme échographiste, selon l’organisation du lieu de soins. Les images et le compte rendu sont ensuite transmis ou remis selon les modalités du cabinet, de l’hôpital ou du centre d’imagerie.

En cas de douleur intense, de saignements importants ou d’inquiétude après l’examen, contactez le professionnel qui assure votre suivi.

Partager cet article

Retour en haut